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Roberto Gac - Site Officiel

Biographie

Roberto Gac-Artigas, écrivain, est né en 1941 à Santiago du Chili. Études de Philosophie, de Psychologie et de Médecine à Santiago, à New York et à Paris. Il réside en France depuis 1969.

 

Il abandonne la pratique de la médecine à New York en 1968 pour se consacrer exclusivement à l'écriture, d'abord en espagnol puis en français. Depuis près de quarante ans, il poursuit un projet ambitieux : développer un nouveau genre littéraire, post-romanesque, -"l'intertexte"- structure narrative polytextuelle, polymorphe, polyglotte.

 

"Les Phases de La Guérison", titre générique de son œuvre principale, est composée de cinq volumes: El Bautismo, El Sueño, Portrait d'un Psychiatre Incinéré, La Société des Hommes Célestes et La Guérison. La tentative sous-jacente à cette pentalogie vise à établir un pont entre le roman conventionnel, produit littéraire par excellence de l'ère de l'imprimerie, et l'«intertexte», nouveau genre narratif rendu possible grâce à l'avènement de l'ère électronique.

 

"Madre/Montaña/Jazmín", ainsi que la pièce de théâtre "Œdipe Rouge" et le pamphlet  "Cinq petits écrivains bourgeois", font partie du cycle socio-politique de son travail.

 

"Something's wrong" dijo el indio Huenchuyán" est un recueil de nouvelles écrites entre 1966 et 1990, en marge de son œuvre narrative principale.

 

L’Enlèvement de Sabine, "love story" en forme de triptyque (à l'instar de beaucoup des Annonciations de la ville de Florence qui illustrent le récit) a été écrit en intertextualité avec les récits « florentins » de Henry James et Mary McCarthy. La dialectique établie entre le texte et les images, qui rappelle la technique utilisée par Breton dans Nadja et L’Amour Fou (et dernièrement, la tentative de W.G. Sebald dans Les Émigrés), permet la mise en question du roman conventionnel sous un angle différent de celui de la pentalogie. La version en espagnol -El Rapto de Sabina- n’est pas une simple traduction (les « intertextes » ne se traduisent pas, ils se réécrivent dans d’autres langues) dans la mesure où le protagoniste change à la fois de nationalité et de langue, ouvrant ainsi un nouvel espace linguistique pour le récit. C’est aussi le cas pour le Portrait d’un Psychiatre Incinéré et sa version en espagnol -Retrato de un Psiquiatra Incinerado- où les jeux linguistiques des notes humoristiques en bas de page sont souvent différents en français et en espagnol, suivant les possibilités offertes par les deux langues.