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Roberto Gac - Site Officiel

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Vargas Llosa, le néo-pinochétisme et Karl Popper





Le romancier péruvien Mario Vargas Llosa s’est rendu au Chili, en décembre 2009, entre les deux tours de l'élection présidentielle afin d’intervenir dans la vie politique chilienne. Il venait non pas pour défendre la démocratie, car le gouvernement de Michelle Bachelet a été et restera un modèle du genre en Amérique Latine, mais pour appuyer Sebastián Piñera, candidat des néo-pinochétistes et l'un des hommes les plus riches du continent. Réplique chilienne de Berlusconi, Piñera est propriétaire, entre autres, d'une chaîne TV, d'un club de foot, d'une compagnie aérienne (LAN) et de 115.000 hectares de  terres appartenant, en principe, aux indiens huilliches. Investissant d’immenses sommes d'argent dans sa campagne, et profitant de la division d’une gauche usée par vingt ans de gouvernement, il gagna l'élection malgré ses démêlés juridiques au Chili (faillite de la Banque de Talca et disparition de 250 millions de dollars alors qu’il en était le directeur, délit d'initié dans la vente de ses actions en Bourse, association illicite de pharmacies dont il était actionnaire) et ses carambouillages aux Etats-Unis (amende de 88 millions de dollars à LAN-Cargo pour concurrence déloyale et atteinte à la "freedom" commerciale en collusion avec EL AL et ABSA), etc, etc.(1) Voici un rapide profil du politicien affairiste auquel Vargas Llosa donna son appui, sans doute pour les importants investissements consentis par Piñera au Pérou (LAN-Pérou), mais aussi pour encourager la formation d'un axe Honduras-Colombie-Pérou-Chili contre la république bolivarienne du Venezuela, présidé par Hugo Chávez.



Il est loin le temps où "Varguitas" (comme il se nomme lui-même dans l’un de ses romans) conseillait aux écrivains latino-américains –tout particulièrement aux écrivains sympathisants de la révolution cubaine- de ne pas se mêler de politique et de se consacrer uniquement à la littérature. Cela ne l’empêcha nullement de se jeter lui-même à corps perdu dans la politique, allant jusqu'à briguer la présidence du Pérou. Sa participation aux manifestations organisées par les gens « chics » pour défendre la liberté des banques, menacées de nationalisation par la gauche alors au pouvoir à Lima, lui valut les applaudissements de la bourgeoisie, de la City et de Wall Street, mais lui fit perdre les voix du peuple péruvien, qui lui préféra Alberto Fujimori.



Après cette défaite humiliante, il se consacra, plus que jamais, à ses fonctions de commis culturel hispanique pour le compte des financiers et des gouvernants anglais et états-uniens, parmi lesquels Ronald Reagan et Margaret Thatcher. Cette dernière devint pour lui une sorte de marâtre spirituelle à la suite d’un banquet offert à un groupe d’intellectuels auxquels elle demanda, en guise de remerciements pour le succulent repas, de faire l'éloge de sa personne et de sa politique. Les Argentins se souviennent très bien de cette politique, puisque la Dame de Fer -pendant la guerre néocoloniale des Malouines- donna par deux fois l'ordre au sous-marin nucléaire "Conqueror" de couler par surprise le bateau-enseigne de la flotte argentine (le croiseur "Général Belgrano", avec des centaines de jeunes mousses et de cadets à bord), navire qui pourtant se trouvait hors de la zone de combats reconnue par la Royal Navy. Le général Pinochet -congratulé par la Dame de Mort en tant que « sauveur de la démocratie chilienne »- trahit la fraternité historique du Chili et de l'Argentine, en apportant son aide logistique aux amiraux anglais. (2) Quant à Varguitas, il affirme dans un entretien au journal El Mercurio de Santiago, que c'est la lecture de Sir Karl Popper -notamment son essai      « La Société ouverte et ses ennemis », livre de chevet de sa marâtre spirituelle (néanmoins réputée comme « illiterate »)- qui l'aurait convaincu de devenir un infatigable pour fendeur du socialisme.(3)

Karl Popper (Vienne 1902 - Londres 1994) est surtout connu pour sa tentative d'assassinat de Karl Marx. Ce geste fut salué par la Maison Royale d'Angleterre (il fut anobli en 1965 par la reine Elizabeth II, fanatique des romans d’Agatha Christie et des assassinats "british style"), et par les intellectuels bourgeois du monde entier, en premier lieu Bernard-Henri Lévy, "nouveau philosophe" parisien. Riche actionnaire des médias français, il est aussi un bon spécialiste de la tarte à la crème (il en reçut plus d’une en pleine figure à la sortie de ses shows métaphysiques à la télévision) et un maître en emprunts de grands penseurs inexistants (dernièrement, comme il est devenu vox populi, il s’inspira par mégarde des idées anti-kantiennes de Jean-Baptiste Botul, philosophe inventé de toutes pièces par un journaliste du journal satyrique Le Canard Enchaîné.) A l'instar de ce nouveau-philosophe, Varguitas tomba, lui aussi, dans la fascination poppérienne. "La Mort de Marx", voilà un beau titre pour l’un de ses romans mais surtout, après ce meurtre rêvé, quel soulagement pour la très gentille et ouverte société bourgeoise, menacée par d’affreux ennemis totalitaires!  En vérité Karl Popper aurait mérité des disciples un peu plus crédibles, car son œuvre -en particulier celle qui concerne l'épistémologie- est intéressante, ne serait-ce que par sa prétention colossale.


Bien que mon propos soit de combattre et non d'expliquer le phénomène poppérien (4), je voudrais, dans le court espace de ce mini pamphlet (genre littéraire à l'honneur depuis Dante et Voltaire, rappelons-le), donner un aperçu de la méthode de Popper comme penseur. Pour tuer Marx, il lui fallait, bien sûr, démolir Hegel et sa dialectique, mère de la logique marxiste, mais auparavant il se devait de démolir Platon et Socrate et, au passage, Héraclite et -pourquoi pas tant qu'on y est- Aristote lui-même! Ce vaste projet de démolition accompli (Derrida et son entreprise de déconstruction était, quand même, plus délicat), il ne restait plus qu’à attendre que Marx tombât de son propre poids du piédestal où les méchants totalitaires l'installèrent au XIX siècle. Varguitas, qui croit les yeux fermés en la fiction comme panacée contre toute fièvre révolutionnaire, avala les arguments poppériens et ne remarqua pas sous la surface apparemment lisse et cohérente de l'écriture de Popper, le nombre incalculable d'amalgames, de raccourcis, de déformations et de citations tronquées qui jalonnent toute son œuvre. Même un étudiant en première année de philosophie serait capable de repérer les failles dans la logique poppérienne, failles plus au moins dissimulées sous des affirmations provocatrices, nullement fondées, au point que le lecteur attentif pourrait se demander si Popper connaissait vraiment Descartes et sa méthode.. (5) Ainsi, sa logique lui permet-elle de considérer Platon comme un philosophe de "mauvaise foi", traître à son maître Socrate, et La République comme la matrice de tous les totalitarismes. D’après ses propos, Aristote serait un "écrivain médiocre", plus érudit qu'intelligent, et Hegel un "bouffon" dont la "pseudo-philosophie", "fatras nauséabond", ne serait qu’une "imposture", "une des pires escroqueries intellectuelles de notre époque". (6) Ce n'est pas tout. Utilisant Schopenhauer comme bouclier, Popper affirme que l'auteur de La Phénoménologie de l'Esprit  (l'un des sommets incontestables de la philosophie occidentale) est un "maffioso" dont la pensée "pathologique" serait à la base du fascisme et, bien entendu, du stalinisme, etc. Fait étrange, celui qui se tire le mieux de ces rafales à la mitrailleuse dignes d’un authentique terroriste intellectuel, c'est… Marx.


En réalité, Popper, marxiste dans sa jeunesse, n'arrive pas à cacher sa fascination pour Karl Marx (un peu comme la passion qu’éprouve Varguitas pour Fidel Castro). (7) Le philosophe viennois couvre Marx de louanges ("grand penseur profondément honnête, grand humaniste, sincère dénonciateur de l'injustice de la société des classes", etc.) croyant ainsi pouvoir le tuer sans éprouver de sentiments de culpabilité. Cependant, il n’y parviendra pas. En tout état de cause, il se sent coupable comme Dimitri Karamazov, le personnage dostoïevskien, même si en réalité il n'a pas tué son père. Contrairement à ses désirs, Marx est toujours vivant, comme le prouve la dernière crise financière qui a secoué la société capitaliste, crise prévue –qu’on le veuille ou non- par le matérialisme historique.



Pauvre Varguitas-le-conférencier! Bien que sa culture de salon et son beau-parler de petit bourgeois «bon chic bon genre» ne vaillent pas cher (beaucoup moins que les 12.500 à 50.000 euros par conférence quémandés par BHLévy), personne ne l'invita au congrès qui réunit à Londres, en mars 2009, des grands intellectuels européens pour analyser la surprenante actualité du marxisme, seule théorie capable -encore aujourd'hui- d'expliquer avec clarté l'origine et le mécanisme du hold-up à dimension planétaire perpétré par Wall Street et la City. Alain Badiou -"vieux philosophe" français dont la pensée avait été occultée pendant des années par les médias derrière le rideau des "nouveaux philosophes"- publia autour de ce congrès son livre L'Hypothèse communiste, qui fit fureur en France, surtout auprès de BHLévy, plus enragé que jamais par une hypothèse qu'il croyait écartée pour toujours. Karl Popper doit se retourner dans son tombeau, mais lui, il ne sortira pas du cimetière. En effet son œuvre de démolition des plus grands penseurs de l’humanité, œuvre qu’on aurait pu imaginer, compte tenu de sa prétention, au moins égale à celles de Platon, d'Aristote, d’Hegel et de Marx, s’avère comparativement creuse et d’une étonnante trivialité. Mais pour l'intellect de Varguitas, c'est largement suffisant. Tout comme pour les intellectuels néo-pinochétistes venus l'applaudir à Santiago aux côtés de Piñera, lequel vient d'incorporer dans son gouvernement plusieurs hauts fonctionnaires issus de la dictature, dont les mains et les ongles mal lavés cachent encore des résidus du sang des "totalitaires disparus".(8)

Quelqu'un a dit (en pensant au merveilleux Douanier Rousseau, sans doute) "García Márquez, écrivain naïf pour des lecteurs naïfs". Je me permets d'ajouter, me rappelant le slogan bien connu visant les revues Life et Time Magazine "Life pour ceux qui ne lisent pas, Time pour ceux qui ne pensent pas" : "Mario Vargas Llosa, écrivain médiocre pour des lecteurs médiocres". (9) Certes, Roberto Bolaño, un autre sycophante de la révolution cubaine ("film de gangsters tourné aux Tropiques", affirmait-il, en toute objectivité romanesque), a fait son éloge dans un journal. Malheureusement Bolaño mourut avant la publication de Las travesuras de la niña mala, roman-cul de Vargas Llosa, maladroitement traduit en français sous le titre ridicule de « Tours et détours de la vilaine fille », et dont le niveau de la prose rappelle celui des magazines sud-américains pour femmes, Paula, Claudia, ou l'ancien Para Ti.  Bolaño n'eut pas non plus le temps de lire le livre de Varguitas sur Onetti et la fiction, où le romancier péruvien propose, avec ses piètres raisonnements à la Sélections du Reader's Digest, de remplacer la révolution socialiste par la fiction, tout en conseillant aux peuples latino-américains affamés d'acheter des romans (d'abord les siens) pour s'évader de leur triste réalité. (10) Face à tant de ridicule, de niaiserie, de pseudo-culture camouflée derrière un mur de prix littéraires et autres récompenses octroyées par la bourgeoisie aux écrivains (servant writers) qui savent défendre la société capitaliste de ses ennemis il serait honteux de se taire et de laisser parler Vargas Llosa sans lui répondre…comme Aristote disait à propos de Xénocrate. (11)








NOTES


1) Obligé par les circonstances, Piñera a été contraint de céder à ses partenaires et amis quelques-unes de ses affaires les plus voyantes (parmi elles, la clinique de luxe "Las Condes"), en attendant de les récupérer à la fin de son mandat, après quatre ans de gestion présidentielle saine, neutre et parfaitement honnête à l'égard de ses intérêts privés, cela va de soi.



2) Elle ne fut pas seule à féliciter Pinochet pour avoir délivré le Chili des socialistes sanguinaires, dont beaucoup se virent proposer gentiment des promenades gratuites en hélicoptères « portes ouvertes », avant d’être jetés dans l’océan, chaussés des barres de fer « dernier cri ». Jean-Paul II -véritable esprit saint de la Trinité Thatcher-Reagan-Wojtyla- fit de même au cours de sa visite à Santiago, lorsqu’il bénit les troupes pinochétistes sous le regard larmoyant du très catholique général, auteur -d’après Varguitas- du «miracle » économique chilien, miracle dûment authentifié par Wall Street et la City en vue de la prochaine béatification du Saint Père.



3) "Dios castiga pero no a palos" (Dieu punit, mais pas nécessairement à coups de bâtons), prévient le proverbe espagnol. Ronald Reagan -"l'homme le plus fort du monde"- qui, parmi d'autres méfaits, fit écraser par la US Navy la petite île de Granada en 1983, acheva sa vie en état de légume dans son ranch californien. De son côté, la Dame de Fer, sans doute à force de se rappeler ses crimes et malgré sa dureté à toute épreuve, souffrit elle aussi d’un ramollissement du cerveau après avoir quitté le 10 Downing Street (certains auraient voulu que ce ramollissement commençât plus tôt, avant qu'elle ne démantelât les services de Santé Publique du royaume, en particulier ceux destinés à aider les miséreux, les vieillards et autres «truly needy» dont le nombre fut multiplié par trois durant son mandat.). Malgré son titre de « baroness » octroyé par la reine, elle est devenue ces derniers temps quelque peu incontinente (shocking incontinent), mais toute gentille (incredible gentle), d'autant plus que la Dame de Fer ne se souvient de rien ni de personne, même pas d'elle-même.



4) "Bien que mon propos soit de combattre et non d'expliquer le phénomène hégélien..." (K. Popper, Hegel et le néo-tribalisme,I)



5) Il le connaissait, bien sûr, puisqu'il serait plus au moins d'accord avec Descartes sur la localisation de l'âme dans la glande hypophyse. Il ne précise pas, toutefois, si l'âme se trouve dans la partie antérieure ou dans la partie postérieure de la glande bienheureuse.



6) "...Une des pires escroqueries intellectuelles de notre temps". (K. Popper, Hegel et le néo-tribalisme, VI). Ces mots, acceptables dans un pamphlet mais impensables dans un texte philosophique, pourraient être appliqués plutôt à l'œuvre de Vargas Llosa. Mais Varguitas est un intellectuel trop petit pour être comparé à Hegel ou même à son petit-maître, Popper. Pour sûr, les thuriféraires du romancier crieront qu’on pourrait dire la même chose de moi par rapport à leur fétiche. C’est leur droit. Mon devoir est de dire la vérité.



7) Son cas rappelle le béguin d’Allen Ginsberg pour Che Guevara ("so cute"). L’Histoire ne raconte pas si le Che se rendit devant les avances du poète américain. C’est peu probable. En revanche, c’est sûr que Fidel Castro n’a jamais aimé Varguitas, ni comme homme, ni comme romancier.



8) Parmi ces intellectuels se trouvaient les romanciers Roberto Ampuero et Jorge Edwards. Ce dernier fut nommé par Allende comme le premier Chargé d’Affaires du Chili à La Habana, après des années de rupture diplomatique imposée par l’OEA et Washington. Edwards trahit rapidement sa mission, ce qui lui permit –entre autres- d’écrire « Persona non grata à Cuba »,  pamphlet anticastriste et point de départ de sa reconnaissance par la Société Ouverte & Cie. Des années plus tard, la Concertation démocratique, croyant naïvement à sa loyauté, lui offrit une nouvelle opportunité professionnelle et le nomma  ambassadeur du Chili à l’Unesco. Mais Edwards voulait être ambassadeur à Paris, comme jadis Neruda. L’occasion se présenta avec Piñera. Edwards, sans aucun scrupule, trahit cette fois-ci la Concertation démocratique de Michelle Bachelet et passa à nouveau du côté de l’ennemi, qui pour le payer de sa trahison lui adjugea l’historique ambassade en France. Le problème c’est qu’Edwards est très loin d’avoir l’envergure morale et poétique de Neruda. Même les membres franquistes du jury qui lui accorda en 1999 le prix Cervantès (considéré comme le Nobel hispanique) savent qu’il est un écrivain à la prose de cachalot, comme les meilleurs critiques de Santiago le reconnaissent. Quant à Roberto Ampuero, professeur de "creative-writing" à l’université d’Iowa, où il enseigne aux jeunes écrivains à gagner de l’argent en écrivant, comme lui, d’ "ass-thrillers" à succès, se borne à cracher, depuis sa bien payée chaire, sur les sanguinaires socialistes en général et sur la révolution cubaine en particulier… cette même révolution qui le reçut en 1973 après le coup d’Etat de Pinochet, lui accordant généreusement aide et protection, pour lui et l’ensemble de sa famille.



9) « Le médiocre s’accouplant au médiocre, l’art romanesque de Vargas Llosa ne peut qu’engendrer du médiocre », pourrait-on dire en paraphrasant Socrate et Platon (La République, livre X).



10) II est peut-être exagéré de ma part de présenter les faits ainsi. En vérité Varguitas n’offre pas lui-même ses livres aux nécessiteux latino-américains (Latinos untruly needy). Le groupe multinational Santillana s'occupe de la besogne. Ceci, en loyale compétition avec "el Señor Lara", inventeur des prix Planeta destinés à contrôler le marché littéraire hispanique et à faire barrage aux prix littéraires latino-américains contaminés par le totalitarisme sanguinaire. Encouragé par Varguitas (« lauréat » frauduleux en 1992, la récompense de 50 millions de pesetas ayant été monnayée à l'avance entre le romancier et l’éditeur devant le silence complice de la presse espagnole), Lara forgea une nouvelle couronne -le prix "Iberoamericano & Casa de América"- pour neutraliser les très prestigieux prix "Casa de las Américas", décerné à Cuba, et le "Rómulo Gallegos", attribué aujourd'hui par le Venezuela de Hugo Chávez.



11) Parmi ces récompenses, le Irving Kristol Award offert par l'American Enterprise Institute, nid des néoconservateurs américains et vivier du think-tank de l'extrême-droite du Parti Républicain, qui conçut les horreurs du gouvernement de Georges W. Bush. Pour Varguitas, cette couronne tressée de dollars dont il fut ceint en pleine guerre contre l'Irak ("To Mario Vargas Llosa, whose narrative art and political thought illumine the universal quest for freedom") a été une sorte de consolation face au refus de l'Académie suédoise de lui accorder le Prix Nobel de littérature et cela en dépit des pressions exercées sur elle par les très altruistes défenseurs de la Société Ouverte.



Roberto Gac

Paris, septembre 2010




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Dernière modification le Mercredi, 04 Janvier 2012 18:26